Quelle mémoire des Feldgrauen alsaciens dans les écoles, les collèges et les lycées ?
Dans un courriel du 31 août 2026 adressé à tous les personnels de l’Education nationale, le ministre indique qu’ « à compter de cette année, une cérémonie d’hommage à tous les « Morts pour la France » se tiendra dans nos écoles et établissements, autour de la date du 11 novembre. ».
Sauf qu’en Alsace, les soldats de la Première Guerre mondiale ne sont pas morts pour la France… Aux termes du traité de Francfort de 1871, l’Alsace redevient allemande. Les 350 000 Feldgrauen alsaciens mobilisés durant la Première Guerre mondiale n’ont pas connu la France : elle est l’ennemie de leur Vaterland, l’Allemagne et c’est loyalement qu’ils serviront dans l’armée du Kaiser. Parmi eux, quelque 35 000, tués par les poilus et leurs alliés, ne reverront pas leur Heimat, leur « petite patrie ». Ils reposent dans des cimetières militaires allemands.
Dans sa lettre du 7 septembre 2026 à Edouard Geffray, Unsri Gschicht sollicite une « exception mémorielle » et en appelle aux recteur(rice)s, aux enseignant(e)s et aux élèves pour que soit respectée notre réalité historique.
